La cause des crampes aux jambes

Les crampes aux jambes provoquent une douleur courte mais très intense. En général, la douleur disparaît en quelques dizaines de secondes, sans laisser de trace. Elles se produisent souvent la nuit et, chez de nombreuses personnes, plusieurs fois par nuit.

 

Les crampes, toujours un mystère pour la médecine

 Le mécanisme exact des crampes n’est toujours pas compris par la médecine. On sait qu’il tient à des problèmes nerveux et de fatigue musculaire autant qu’à un dérèglement dans le mouvement des électrolytes au sein des cellules (les électrolytes sont le calcium, le magnésium, le potassium et le sodium, qui régulent les échanges dans les cellules).

D’une façon générale, tous les problèmes ralentissant l’irrigation des muscles accroissent le risque de crampes : cela peut être des médicaments éliminant ou bloquant l’action des nutriments, mais aussi la déshydratation ou le simple fait de rester immobile trop longtemps, par exemple assis les jambes croisées.

Les personnes souffrant d’insuffisance veineuse courent, bien sûr, plus de risques d’attraper des crampes, tout comme les personnes diabétiques, dont les petits vaisseaux sanguins (capillaires) sont abîmés et irriguent mal les organes.

L’élimination excessive de sels minéraux, qui se produit en cas de diarrhée prolongée, peut entraîner un déficit dans les muscles. Des crampes se produisent. La solution est alors de veiller à bien boire de l’eau riche en sels minéraux (bouillons de légumes, par exemple). À l’inverse, en cas d’exercices physiques intenses, il faut veiller à ne pas boire trop d’eau, les minéraux du sang étant alors trop dilués, ce qui provoque des crampes.

 

Lutter contre les toxins

De même, certains produits présents dans notre alimentation augmentent le risque de crampes. Ce sont :

 

  • l’aspartame (édulcorant artificiel) ;
  • la caféine
  • le gluten
  • l’alcool
  • le tabac
  • l’excès de sucre raffiné

 

Le déficit de magnésium peut contribuer aux crampes dans les jambs

 Sept adultes sur dix ont un faible niveau de magnésium et n’en sont pas conscients. Les symptômes classiques du manque de magnésium sont les tremblements, les fasciculations musculaires (muscles qui se contractent spontanément, souvent dans la paupière) et les crampes.

Comment se fait-il que nous puissions manquer de magnésium alors que nous sommes censés avoir un mécanisme de régulation interne qui assure l’équilibre (absorption intestinale, excrétion rénale, échanges avec les os) ?

Une partie de la réponse est que le magnésium qui manque en cas de crampes est le magnésium musculaire, lequel est très difficile à mesurer et n’est, en général, pas détecté.

Le déficit en magnésium est souvent mesuré par une prise de sang, alors que seul 1 % du magnésium de notre corps se trouve dans le sang. Environ la moitié de notre stock se trouve dans nos cellules, l’autre moitié dans nos os. Les fluctuations à ce niveau sont extrêmement imprécises et difficiles à interpréter. Il en va de même avec le calcium, dont moins de 1 % se trouve dans le sang. C’est pourquoi la littérature scientifique indique que les manques en magnésium et en calcium dans la population sont très sous-estimés par les diagnostics.

Médecins et pharmaciens n’hésitent pas à en prescrire ou à en donner en cas de fatigue, d’apathie, d’irritabilité, de stress. Le magnésium fait ainsi partie des compléments alimentaires les plus prescrits et les plus consommés avec la vitamine C. Encore faut-il qu’il soit pris sous une forme bien assimilable, sans quoi il part aussitôt dans les selles (s’il ne passe même pas la barrière intestinale) ou dans les urines (s’il est aussitôt excrété par les reins car non absorbé par les os et les cellules).

Or, pour ce qui est du magnésium, il en existe de nombreuses formes :

 

  • les sels inorganiques de magnésium (chlorure et oxyde),
  • les sels organiques comme le citrate, le lactate, le pidolate et l’aspartate ;
  • les nouveaux sels liposolubles (solubles dans les graisses), qui n’accélèrent pas le transit (glycérophosphate de magnésium) ;
  • les sels chélatés (le bisglycinate).

C’est pour ces deux dernières formes qu’il faut opter, car elles sont mieux absorbées.

 

Aliments à privilégier

 Les aliments riches en magnésium sont les lentilles et autres légumes secs, les légumes verts, les abricots, les bananes, le chocolat noir et le sarrasin. Certaines eaux minérales comme l’eau d’Hépar sont très riches en magnésium, mais il s’agit de magnésium sulfate, peu biodisponible et laxatif, c’est pourquoi on recommande cette boisson en cas de constipation.

 

Les plantes contre les crampes

 Les plantes médicinales utiles contre les crampes sont dites « antispasmodiques ». Cette expression signifie « contre les spasmes », donc « contre les contractions musculaires » incontrôlées : achillée millefeuille, angélique, gentiane, ortie, pissenlit, plantain, sauge, valériane et passiflore pour les plus connues.

Ce sont des plantes qui relaxent, qui détendent. On peut les utiliser en tisanes ou en teinture-mère diluée, appliquée sur la zone sujette aux crampes.

Les sportifs ont leur remède préventif d’huiles essentielles contre les crampes, à appliquer en massage sur le muscle :

 

  • 1 goutte d’huile essentielle de lavandin abrial (antidouleur et relaxant musculaire) ;
  • 1 goutte d’huile essentielle de clous de girofle (antispasmodique, réchauffe la peau) ;
  • 1 goutte d’huile essentielle de laurier noble (tonifiant musculaire et lymphatique).

 

Ils insistent aussi sur l’importance de l’échauffement et des étirements, au cours desquels on tire très progressivement, sur les muscles et en évitant tout excès pouvant provoquer une déchirure, en insistant bien sur le muscle sujet aux crampes.

Je suis bien conscient du fait que cet article ne vous donnera peut-être pas la solution définitive face à vos crampes. Je répète que ce phénomène, bien que banal, est en fait mal compris par la médecine, et sans doute pas assez étudié.

Sources :

http://Santé Nature Innovation